Une fois couverts par une assurance, certains prennent moins de précautions. L'aléa moral désigne la tendance des assurés à modifier leur comportement de manière à accroître la probabilité ou l'ampleur d'un sinistre, puisqu'ils n'en supportent plus l'intégralité des coûts.
Parmi les exemples, citons le relâchement de la vigilance lors de la fermeture d'un logement, le report des réparations ou le recours excessif aux soins médicaux. L'aléa moral se distingue de la sélection adverse, qui concerne le choix des assurés ; il concerne quant à lui le comportement des assurés une fois la couverture en place. Ces deux problèmes découlent d'une asymétrie d'information.
Les assureurs atténuent le risque moral grâce aux franchises, à la coassurance, aux limites de garantie, aux exclusions et aux exigences en matière de prévention des sinistres. Les enquêtes sur les sinistres et la détection des fraudes permettent également de lutter contre les abus délibérés. Des contrats bien conçus incitent financièrement l'assuré à faire preuve de diligence raisonnable tout en lui offrant une protection efficace contre les pertes importantes.
- Prise de risques accrue du fait de la présence d'une assurance
- À distinguer de la sélection adverse
- Contrôlé par le partage des coûts et la surveillance
- Enjeu fondamental dans la conception des contrats d'assurance
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