Le modernisme était un mouvement littéraire et artistique qui, approximativement entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, a rompu avec les formes et les conventions traditionnelles à la recherche de nouvelles façons de représenter un monde en mutation.
Des écrivains comme Joyce, Woolf, Eliot et Kafka ont expérimenté le flux de conscience, le récit fragmenté, l'allusion mythique et les perspectives multiples ou non fiables. Ce mouvement répondait à l'industrialisation, à l'urbanisation, à la Seconde Guerre mondiale et à l'érosion des certitudes partagées. L'innovation formelle n'était pas une simple démonstration technique ; il s'agissait d'une tentative de trouver des formes adaptées à l'expérience moderne. La difficulté et l'ambiguïté étaient souvent perçues comme des sacrifices nécessaires.
Le modernisme n'a jamais constitué un programme monolithique. Il englobait la complexité du modernisme élitiste et des courants plus accessibles, des variantes européennes et américaines, ainsi que des débats permanents sur la tradition et la nouveauté. Son héritage demeure visible dans la littérature contemporaine, qui apprécie la fragmentation, l'intériorité et une forme assumée. Lire des œuvres modernistes, c'est encore être confronté à la force des techniques qui, jadis, ont redéfini les limites de la littérature.
Le terme modernisme désigne la volonté, apparue au début du XXe siècle, de renouveler la littérature, tant dans sa forme que dans sa vision.
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