Les effets visuels sont des images créées numériquement et ajoutées à des prises de vue réelles. Ils sont créés en postproduction, à l'aide de logiciels informatiques. Ils comprennent des personnages en images de synthèse, des environnements numériques, des explosions et le rajeunissement numérique. Ils servent à créer l'impossible : un dragon, un vaisseau spatial, une ville détruite par des extraterrestres. Ils servent aussi à sublimer le possible : un ciel remplacé, un câble supprimé, un bâtiment agrandi. Les effets visuels sont omniprésents dans le cinéma moderne. Souvent, le public ne distingue plus le réel du numérique.
Les effets visuels comportent plusieurs étapes. La modélisation crée les objets 3D. La texturation ajoute les détails de surface. L'animation permet de les faire bouger. L'animation leur donne vie. L'éclairage les intègre à la scène. Le compositing combine les éléments numériques avec les prises de vue réelles. Le rendu calcule l'image finale. Chaque étape est complexe et chronophage. Un seul plan peut nécessiter des semaines, voire des mois de travail. Une équipe d'artistes peut travailler sur une seule image.
Les effets visuels ne remplacent pas la narration. Un film aux effets époustouflants, mais au scénario faible, reste un échec. Les meilleurs effets visuels servent l'histoire. Ils créent un univers suffisamment réaliste pour qu'on y croie. Ils se fondent dans le film. Dans le cas contraire, ils deviennent une distraction. La vallée de l'étrange, où un humain numérique paraît presque réel sans jamais l'être tout à fait, représente un défi constant. La technologie ne cesse de progresser. Le discernement quant à son utilisation, lui, stagne. Les effets visuels sont un outil, pas une béquille.
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