Un informateur est un membre de la communauté qui fournit des connaissances culturelles à un chercheur. Ce terme, désuet, est de plus en plus remplacé par collaborateur, consultant ou interlocuteur. Cette évolution reflète un changement d'éthique : les personnes ne sont plus considérées comme des sources à exploiter, mais comme des partenaires de la recherche. Toutefois, le terme « informateur » reste courant dans les publications anciennes et dans certains contextes techniques.
Les bons informateurs ne sont pas seulement bavards. Ils sont réfléchis, disposés à expliquer ce qu'ils tiennent pour acquis et patients face aux questions répétées. Les anthropologues travaillent souvent en étroite collaboration avec quelques personnes clés pendant des mois, voire des années. Ces relations influencent profondément la recherche. Les connaissances acquises dépendent de la volonté des personnes de transmettre leurs savoirs et de ce qu'elles choisissent de partager.
Ce que les informateurs fournissent
- Vocabulaire et catégories locales.
- Explications des rituels, des règles et des relations.
- Accès aux réseaux et aux événements.
- Corrections lorsque le chercheur a mal compris.
Les meilleurs informateurs sont aussi des critiques. Ils contestent, remettent en question les hypothèses du chercheur et refusent de simplifier à l'excès. C'est de cette confrontation que naît une ethnographie de qualité.
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