L'expression « prima facie » signifie « à première vue », « apparente ». En droit, elle désigne une preuve suffisante pour établir un fait, sauf si la partie adverse la réfute. Une preuve prima facie permet au demandeur de franchir un premier obstacle. Elle ne garantit pas la victoire, mais elle fait peser la charge de la preuve sur le défendeur.
Ce terme apparaît dans de nombreux contextes. Un procureur présente des éléments de preuve prima facie à un juge afin de renvoyer un défendeur devant le tribunal. Une personne ayant porté plainte pour discrimination à l'embauche établit ces éléments en démontrant son appartenance à une catégorie protégée, ses qualifications pour le poste, le rejet de sa candidature et des circonstances suggérant une discrimination. Une fois ces éléments établis, l'employeur doit fournir un motif légitime justifiant ce rejet.
De prime abord en pratique
- Des éléments de preuve suffisants pour engager des poursuites, mais pas une preuve concluante.
- Déplace la charge de la production sur l'autre partie.
- Différents éléments s'appliquent dans différents domaines du droit.
- L'absence de preuve prima facie met fin à la réclamation.
- Des preuves contraires peuvent réfuter une preuve prima facie.
Les juges utilisent cette expression pour distinguer les affaires qui méritent un procès de celles qui n'en méritent pas. Il s'agit d'un mécanisme de sélection. Un demandeur qui ne peut établir de preuve prima facie perd son procès en référé ou en cas de requête en irrecevabilité. Un demandeur qui y parvient obtient l'accès à la phase de communication des pièces, au cours de laquelle les preuves concrètes apparaissent. La preuve prima facie est une première étape, et non le dernier mot.
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