La couverture permet de réduire les risques en prenant des positions compensatoires sur des actifs liés. L'objectif n'est pas de gagner de l'argent, mais de minimiser les risques de perte. Une compagnie aérienne, inquiète du prix du carburant, peut acheter des contrats à terme dont la valeur augmente en cas de hausse des prix du pétrole. Un agriculteur, préoccupé par une baisse des prix, peut vendre des contrats à terme pour garantir un prix. Une entreprise réalisant un chiffre d'affaires à l'étranger peut utiliser des contrats de change pour se protéger des fluctuations des taux de change.
La couverture consiste à associer une position à une position opposée. Si l'une perd de la valeur, l'autre en gagne. L'effet net est une atténuation des fluctuations, à la hausse comme à la baisse. La couverture ne peut éliminer totalement le risque, mais elle peut le réduire. Le coût est souvent un rendement potentiel moindre. Un portefeuille couvert sacrifie le potentiel de gain pour limiter le risque de perte. Ce compromis est justifié lorsque le risque est inacceptable.
Toutes les couvertures ne fonctionnent pas comme prévu. Le risque de base survient lorsque la couverture n'est pas parfaitement corrélée à l'exposition sous-jacente. Une position couverte peut néanmoins entraîner des pertes si cette corrélation se rompt. Une couverture excessive peut transformer une opération de couverture en un pari spéculatif. Les règles comptables relatives aux couvertures sont complexes. Les entreprises doivent documenter leurs couvertures avec précision. Bien menée, la couverture offre stabilité et prévisibilité. Mal menée, elle engendre des coûts supplémentaires et de la confusion sans pour autant réduire le risque.
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