La connaissance dépasse la simple croyance. On peut croire quelque chose de faux, et croire quelque chose de vrai par hasard. La connaissance exige une justification. L'analyse classique, tirée du Théétète de Platon, définit la connaissance comme une croyance vraie justifiée. On sait quelque chose si c'est vrai, si l'on y croit et si l'on a de bonnes raisons d'y croire. Edmund Gettier a remis en question cette définition en 1963 en présentant des cas où une personne possède une croyance vraie justifiée sans pour autant savoir. Dans un cas précis, Smith a la preuve que Jones possède une Ford et en déduit que soit Jones possède une Ford, soit Brown se trouve à Barcelone. Or, Jones ne possède pas de Ford, mais Brown se trouve justement à Barcelone. Smith possède une croyance vraie justifiée, mais il ne sait pas.
Les philosophes ont proposé de nombreuses réponses. Certains ajoutent une quatrième condition, comme l'absence de faux lemmes ou la fiabilité. D'autres soutiennent que la connaissance est un concept primitif. D'autres encore s'intéressent au processus de formation des croyances. Les externalistes affirment que la justification dépend de faits relatifs à l'environnement du sujet connaissant, et non seulement de ce à quoi il a accès. Les internalistes soutiennent le contraire. Le débat se poursuit, et les cas de Gettier demeurent un test pour toute théorie de la connaissance.
Types de connaissances
- Propositionnel. Connaissance qu'une chose est vraie.
- Procédure. Connaissance de la manière de faire quelque chose.
- Connaissance. Familiarité directe avec quelque chose.
- Tacit. Un savoir difficile à exprimer.
Le savoir n'est pas synonyme de certitude. On peut savoir quelque chose tout en restant ouvert à la remise en question.
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