Un dysphémisme consiste à substituer une expression dure, offensante ou brutale à une expression plus neutre ou positive. C'est l'opposé d'un euphémisme.
Là où un euphémisme atténue le sens (« décédé » au lieu de « mort »), un dysphémisme l'intensifie ou le dégrade (« passé en fumée », « cassé la tête »). Les dysphémismes apparaissent dans les insultes, les invectives politiques, l'humour noir et dans tout contexte où l'orateur souhaite exprimer du mépris, de la colère ou un réalisme sombre. Ils peuvent également renforcer la solidarité de groupe en signalant un rejet partagé des normes de politesse.
À l'instar des euphémismes, les dysphémismes varient selon les cultures et les époques. Ce qui est perçu comme profondément offensant évolue avec le temps et les communautés. Les auteurs et les orateurs y ont recours lorsqu'ils souhaitent choquer, déconstruire le langage rassurant ou affirmer une position émotionnelle particulière. Leur usage excessif peut en diluer l'impact, voire rebuter l'auditoire.
Lorsqu'un orateur recourt délibérément au mot le plus dur, ce choix constitue un dysphémisme.
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