Une usine déverse ses déchets dans une rivière. En aval, les pêcheurs perdent leurs prises et une ville se retrouve privée d'eau potable. L'usine paie la main-d'œuvre et les matériaux, mais pas les dommages qu'elle cause. Ces dommages constituent une externalité, un coût ou un avantage qui retombe sur des tiers n'ayant pas eu leur mot à dire dans l'opération.
Les externalités peuvent être négatives ou positives. La pollution en est l'exemple classique d'externalité négative. L'éducation en est un exemple classique d'externalité positive : une main-d'œuvre qualifiée profite non seulement aux étudiants, mais aussi aux employeurs, aux riverains et aux contribuables. La vaccination en est un autre exemple. Lorsqu'un nombre suffisant de personnes sont vaccinées, même celles qui ne le sont pas sont protégées ; c'est le phénomène appelé immunité collective.
Les marchés ont tendance à produire trop de biens ayant des externalités négatives et pas assez de biens ayant des externalités positives. C'est ce qui justifie économiquement la réglementation, les taxes et les subventions. La taxe carbone oblige les pollueurs à payer pour leurs émissions. Le financement public de l'éducation et de la recherche permet de diffuser les bénéfices. Trouver le juste équilibre est complexe, et les débats politiques autour de la politique des externalités sont, à juste titre, intenses.
Exemples
- Pollution provenant des usines et des véhicules
- fumée secondaire
- Éducation et vaccination
- Bruit des aéroports et des autoroutes
- retombées de la recherche et du développement
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