L'intérêt est le prix de l'argent. Quand on emprunte, on paie des intérêts. Quand on prête, on en gagne. Le mot vient du latin « interesse », qui signifie « être entre », car l'intérêt était à l'origine une compensation pour le temps écoulé entre le prêt et le remboursement. C'est le mécanisme qui rend possibles l'emprunt et l'épargne.
Les intérêts existent pour plusieurs raisons. Les prêteurs renoncent à l'utilisation de leur argent et prennent le risque de ne pas être remboursés. Les emprunteurs, quant à eux, bénéficient d'un accès immédiat aux fonds qu'ils peuvent investir ou dépenser. Les intérêts compensent le prêteur pour le délai, le risque et le coût d'opportunité. Ils tiennent également compte de l'inflation. Si les prix augmentent de 3 % par an, un prêteur qui applique un taux de 3 % retrouve un pouvoir d'achat stable.
Les taux varient considérablement. Un prêt hypothécaire peut afficher un taux de 6 %, une carte de crédit de 22 %, un compte d'épargne de 4 % et un prêt sur salaire de 400 % en rythme annuel. Ces différences s'expliquent par le risque, la durée, les garanties et la solvabilité de l'emprunteur. Les emprunts publics sont moins chers que les emprunts d'entreprises, car les défauts de paiement sont rares.
L'intérêt n'est pas qu'un simple concept financier. Il influence les comportements. Des taux bas incitent à emprunter et à investir. Des taux élevés encouragent l'épargne et freinent l'inflation. Les banques centrales modulent les taux d'intérêt pour orienter l'économie. Cette décision a un impact sur les prêts hypothécaires, les prêts automobiles, les investissements des entreprises et l'emploi. C'est l'un des leviers les plus puissants de la politique économique.
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