L'inégalité des revenus fait souvent la une des journaux, mais la répartition du patrimoine est encore plus criante. Le patrimoine correspond aux biens d'un ménage (logements, épargne, actions, entreprises) moins ses dettes. Le revenu, quant à lui, représente les sommes perçues chaque année. Aux États-Unis, les 10 % des ménages les plus riches détiennent environ 70 % du patrimoine total. La moitié la plus pauvre, elle, n'en possède quasiment rien. Cet écart s'est creusé depuis les années 1980 et ne semble pas près de se résorber.
Plusieurs facteurs expliquent cette concentration. La hausse des prix des actifs a été plus rapide que celle des salaires, ce qui confère un avantage certain aux détenteurs d'actions et de biens immobiliers. L'héritage transmet les privilèges d'une génération à l'autre. Dans de nombreux pays, les systèmes fiscaux imposent davantage les revenus du travail que les plus-values. Enfin, l'accès au crédit, à l'éducation et aux réseaux étant inégal, les conditions de départ ne sont pas les mêmes pour tous.
Pour assurer une sécurité financière à long terme, le patrimoine compte plus que le revenu. Une famille disposant d'économies peut surmonter un licenciement, acheter une maison et financer les études de ses enfants. Ce n'est pas le cas d'une famille qui vit au jour le jour. Le patrimoine confère également une influence politique, permettant de façonner les règles en faveur des plus riches. La question de savoir si cette concentration des richesses est un problème ou un prix acceptable à payer pour la croissance constitue l'un des clivages les plus profonds en économie.
Mesures de richesse
- Coefficient de Gini pour la richesse
- Part de richesse des 1 % les plus riches
- Valeur nette médiane des ménages
- Transfert de patrimoine intergénérationnel
- taux d'accession à la propriété
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