Une zone humide asséchée devient un lotissement. Vingt ans plus tard, des écologistes percent les digues, replantent des carex et attendent. La restauration consiste à tenter de ramener un écosystème dégradé à un état proche de son état antérieur. C'est un processus lent, coûteux et rarement abouti.
Les connaissances scientifiques sous-jacentes ont progressé depuis les années 1980. Les spécialistes parlent désormais de sites de référence : des écosystèmes intacts situés à proximité, servant de points de repère pour la composition des espèces, l’hydrologie et la chimie des sols. On ne peut pas se contenter de planter des arbres et de s’en désintéresser. Il faut restaurer les processus qui assurent leur survie, comme les crues saisonnières, les régimes de feux ou les populations de pollinisateurs.
Objectifs communs de restauration
- Zones humides asséchées pour l'agriculture
- Sites miniers dépouillés de leur couche arable
- Des rivières rectifiées en canaux
- Prairies envahies par des espèces non indigènes
Le domaine de Knepp en Angleterre en est un exemple bien connu. Autrefois terres agricoles intensives, il a été laissé à l'état sauvage avec une intervention minimale. Cigognes, castors et marsupiaux pourpres y sont revenus. Tous les projets ne se déroulent pas aussi bien. Certains sites restaurés ne retrouvent jamais leurs espèces d'origine. La restauration est une tentative, non une garantie. Les plus scrupuleux évaluent le succès à l'aune d'objectifs réalistes, et non par nostalgie.
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