La moralité concerne les principes du bien et du mal. C'est à elle que nous faisons appel pour qualifier une action de bonne ou de mauvaise, de louable ou de blâmable. La moralité se distingue de l'étiquette, qui relève des bonnes manières, et du droit, appliqué par l'État. Elle diffère également de la religion, bien que celle-ci contienne souvent des enseignements moraux. La moralité concerne nos relations et nos devoirs les uns envers les autres. Phénomène social, elle possède toutefois une dimension personnelle. La conscience, la culpabilité et l'intégrité sont des concepts moraux.
Les philosophes débattent depuis longtemps des fondements de la morale. Les vérités morales sont-elles objectives, comme les vérités mathématiques, ou sont-elles des constructions humaines ? Sont-elles universelles, ou varient-elles selon les cultures ? Dépendent-elles de Dieu, de la raison ou des sentiments ? Le réalisme moral soutient l’existence de faits moraux objectifs. L’antiréalisme moral les nie. Au sein de l’antiréalisme, le subjectivisme affirme que les énoncés moraux expriment des attitudes personnelles. Le relativisme soutient qu’ils sont vrais relativement à une culture ou à un individu. L’émotivisme soutient qu’ils expriment des émotions. Ce débat n’est pas seulement théorique. Il influence notre conception des droits de l’homme, de la justice et du châtiment.
Concepts moraux
- Bien et mal. Ce que nous devrions et ne devrions pas faire.
- Bien et mal. Ce qui est précieux ou nuisible.
- Vertu et vice. Traits de caractère.
- Responsabilité. Responsabilité des actions.
La moralité n'est pas toujours évidente. Des dilemmes surgissent lorsque les valeurs s'opposent. C'est pourquoi le raisonnement moral est important.
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