Recettes moins coûts. Voilà la définition simple du profit, et c'est le résultat essentiel pour toute entreprise. Le profit n'est pas seulement une récompense pour le propriétaire ; c'est aussi le signe d'une utilisation optimale des ressources. Les entreprises rentables attirent les investissements et se développent. Celles qui perdent de l'argent se contractent ou disparaissent. Ce processus, que Joseph Schumpeter a appelé destruction créatrice, est le moteur du progrès économique.
Les comptables et les économistes mesurent le profit différemment. Le profit comptable soustrait les coûts explicites : salaires, loyer, matières premières. Le profit économique soustrait également les coûts implicites, comme le salaire qu'un dirigeant aurait pu percevoir ailleurs ou le rendement potentiel du capital investi. Une entreprise peut afficher un profit comptable tout en réalisant un profit économique nul, ce qui signifie que le dirigeant aurait intérêt à exercer une autre activité.
Tous les profits ne se valent pas. Le profit de monopole découle du pouvoir de marché et peut perdurer. Le profit concurrentiel est généralement temporaire, car l'arrivée de concurrents fait baisser les prix. Le profit entrepreneurial récompense l'innovation et la prise de risque. Le terme lui-même revêt une importance morale dans certains débats. Les critiques le qualifient d'exploitation. Ses défenseurs le considèrent comme le moteur de tout. Les deux camps ont des arguments valables, et ce débat est aussi vieux que l'économie elle-même.
Concepts de profit
- Bénéfice comptable : recettes moins coûts explicites
- Profit économique : recettes moins tous les coûts, explicites et implicites
- Profit normal : profit économique nul, le minimum pour rester en activité.
- Profit de monopole : profit supérieur à la normale tiré du pouvoir de marché
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