Un faux dilemme ne présente que deux options alors qu'il en existe davantage. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. Soit vous soutenez cette politique, soit vous détestez le pays. Ce dilemme est fallacieux car d'autres positions sont possibles. On peut être avec nous sur certains points et contre nous sur d'autres. On peut s'opposer à cette politique sans pour autant détester le pays.
Ce raisonnement fallacieux, aussi appelé sophisme du « soit l'un, soit l'autre », simplifie à l'excès des problèmes complexes. Il impose un choix entre deux extrêmes, ignorant les nuances et les solutions intermédiaires. On le retrouve fréquemment en politique, en publicité et dans les disputes avec les enfants. « Soit tu manges tes légumes, soit tu vas te coucher. » Ce ne sont pas les seules options.
Exemples de faux dilemmes
- Soit vous faites partie de la solution, soit vous faites partie du problème.
- L'Amérique : on l'aime ou on la quitte.
- Vous pouvez soit acheter cette voiture, soit vous retrouver avec une épave.
- Si vous ne soutenez pas cette guerre, vous soutenez les terroristes.
- Soit on est un génie, soit on est un idiot.
Les faux dilemmes sont persuasifs car ils simplifient. Ils facilitent le choix. Ils exercent une pression sur l'auditoire. Mais ce sont des sophismes. Le monde est complexe. La plupart des problèmes présentent de multiples points de vue. La plupart des gens ont des opinions nuancées. Le faux dilemme ignore cette complexité. Il présente un choix binaire. La solution consiste à se demander : existe-t-il d'autres options ? Généralement, oui. Le faux dilemme est un procédé rhétorique. Il peut être utilisé à bon ou à mauvais escient. Un dirigeant pourrait l'utiliser pour rallier des soutiens. Un parent pourrait l'utiliser pour obtenir l'obéissance. Mais en matière de raisonnement, c'est un sophisme. Il déforme le problème. Il étouffe la discussion. C'est un faux choix.
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