Le vers blanc est un pentamètre iambique non rimé. Chaque vers contient généralement cinq pieds métriques, chaque pied étant composé d'une syllabe non accentuée suivie d'une syllabe accentuée, et les vers ne riment pas entre eux.
Shakespeare a écrit la plupart de ses pièces en vers blancs ; Milton l’a utilisé pour l’intégralité du Paradis perdu. Cette forme offre la souplesse du discours tout en conservant une pulsation rythmique subtile. L’absence de rimes pour contraindre les fins de vers permet, par l’enjambement et la variation d’accentuation, de créer une vaste gamme d’effets, allant d’une solennité formelle à une aisance quasi-conversationnelle. Plus tard, des poètes ont adapté le vers blanc à des fins méditatives et narratives, en assouplissant parfois davantage le mètre.
Le vers blanc se distingue du vers libre, qui abandonne toute métrique régulière, et du pentamètre iambique rimé, qui ajoute des rimes finales. Sa force réside dans la tension entre la structure attendue et les ruptures expressives qu'elle permet. Lorsque la métrique est maîtrisée, le lecteur perçoit le rythme sans avoir à compter les syllabes.
Cinq iambes par vers et aucune rime à la fin : tel est le contrat de base du vers blanc.
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