Un bâtiment ouvre ses portes. Des occupants s'y installent. Six mois plus tard, est-il réellement fonctionnel ? L'évaluation post-occupation (EPO) répond à cette question. Il s'agit d'une évaluation systématique des performances d'un bâtiment achevé pour ses utilisateurs, portant sur le confort, la consommation d'énergie, la qualité de l'air intérieur, l'acoustique et la fonctionnalité.
L'évaluation des performances des occupants (EPO) utilise différentes méthodes. Des enquêtes interrogent les occupants sur leur satisfaction concernant la température, l'éclairage, le bruit et l'agencement des locaux. Des mesures permettent de suivre la consommation d'énergie, la qualité de l'air intérieur et les conditions thermiques. Des entretiens et des visites des lieux révèlent des problèmes que les chiffres ne permettent pas de déceler. Les meilleures études combinent ces trois approches.
Les constats sont souvent déconcertants. Un bâtiment conçu pour une ventilation naturelle peut être trop bruyant pour qu'on puisse ouvrir les fenêtres. Un bureau paysager, même soigneusement aménagé, peut être trop distrayant pour favoriser la concentration. Une façade performante peut créer un éblouissement qui aveugle les occupants chaque après-midi. Il ne s'agit pas d'erreurs d'ingénierie, mais d'erreurs de raisonnement.
L'évaluation post-construction (POE) n'est pas une pratique courante sur la plupart des projets. Elle engendre des coûts et des délais supplémentaires, et peut s'avérer délicate pour les concepteurs. Cependant, c'est le seul moyen de vérifier la fonctionnalité d'un bâtiment en situation réelle et d'améliorer les projets futurs.
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