Le pouvoir de bloquer une décision approuvée par d'autres est appelé droit de veto. Dans le cadre des processus législatifs, le veto exécutif permet au président ou au gouverneur de rejeter un projet de loi adopté par le corps législatif, sous réserve généralement d'un vote à la majorité qualifiée pour passer outre.
Le droit de veto oblige à réexaminer un texte et peut permettre d'obtenir des concessions. La simple menace d'un veto influence le contenu d'une loi avant même qu'elle ne soit soumise à l'exécutif. Certains systèmes prévoient un droit de veto sur certains articles du budget ; d'autres exigent l'acceptation ou le rejet de l'intégralité du projet de loi. Les organisations internationales accordent parfois un droit de veto à leurs membres permanents, comme au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le droit de veto est un mécanisme de contrôle classique dans les systèmes de séparation des pouvoirs. Son usage excessif peut engendrer des conflits ; son usage insuffisant peut être interprété comme un signe de faiblesse. Les rédacteurs de la Constitution évaluent les avantages stabilisateurs du veto face au risque d’obstruction, par une minorité, à des actions nécessaires.
Une seule signature refusée peut bloquer un projet de loi qui avait pourtant franchi tous les obstacles législatifs précédents.
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