Le pentamètre iambique est un vers composé de cinq iambes, c'est-à-dire cinq pieds formés chacun d'une syllabe non accentuée suivie d'une syllabe accentuée. Ce schéma produit un vers de dix syllabes au rythme ascendant.
C'est le mètre le plus courant dans la poésie et le théâtre anglais depuis la Renaissance. Les pièces et les sonnets de Shakespeare, les épopées de Milton et d'innombrables poèmes postérieurs s'appuient sur ce mètre. Sa forme est flexible : on peut inverser l'accent tonique, supprimer des syllabes et en ajouter d'autres non accentuées, de sorte que le vers peut varier d'une régularité stricte à une quasi-parlée. Le rythme sous-jacent reste perceptible malgré ces variations.
Le pentamètre iambique convient à l'anglais car la langue alterne naturellement les syllabes accentuées et non accentuées. Il permet une rhétorique soutenue comme une réflexion profonde. Le vers blanc est simplement un pentamètre iambique non rimé ; les distiques héroïques sont des paires de vers iambiques rimés. La maîtrise du mètre est depuis longtemps considérée comme fondamentale pour l'art de la poésie anglaise.
Cinq pieds ascendants par vers donnent à la poésie anglaise sa mesure la plus familière.
Comments
No comments yet. Be the first to share a thought.
Leave a comment