Une chambre noire est une pièce dédiée au développement des films et au tirage des photographies. L'obscurité y règne car la lumière abîmerait le film et le papier. Le travail s'effectue sous une lumière inactinique, une lampe rouge ou ambrée à faible intensité qui n'altère pas les supports noir et blanc. La pièce est équipée d'un évier, de bacs à produits chimiques, d'un agrandisseur et d'une porte étanche à la lumière. On y sent l'odeur du fixateur et du révélateur. C'est un lieu de travail calme et méthodique.
Le procédé a peu évolué en un siècle. La pellicule est chargée dans une cuve de développement, souvent dans l'obscurité totale. Le révélateur, le bain d'arrêt et le fixateur sont ajoutés et retirés à intervalles réguliers. La pellicule est lavée et séchée, puis découpée en bandes. Pour obtenir un tirage, le négatif est placé dans un agrandisseur, qui projette la lumière à travers lui sur du papier photographique. Le papier est exposé, puis développé, arrêté, fixé, lavé et séché. Chaque étape influe sur l'image finale. Le contraste, l'exposition, le masquage et le brûlage sont tous contrôlés manuellement. La photographie numérique a largement remplacé ce travail, mais les chambres noires restent utilisées. Certains photographes privilégient le travail manuel. D'autres l'enseignent pour comprendre les origines de ce médium.
équipement de chambre noire
- Agrandisseur. Projette le négatif sur papier.
- Cuve de développement. Contient le film pendant le développement.
- Plateaux chimiques. Conserver le révélateur, le tampon d'arrêt et le fixateur.
- Safelight. Fournit une lumière tamisée qui ne révèle pas le papier.
- Séchoir à impressions Séchoir à impressions. Séche les impressions terminées.
Le travail en chambre noire est lent. Cette lenteur fait partie de son charme.
Comments
No comments yet. Be the first to share a thought.
Leave a comment