La cause d'action constitue le fondement juridique d'une action en justice. Il s'agit de l'ensemble des faits qui confèrent à une personne le droit de demander réparation devant un tribunal. Sans cause d'action, une action en justice est irrecevable. Le demandeur doit identifier le fondement juridique précis : rupture de contrat, négligence, diffamation, intrusion, etc.
Chaque cause d'action comporte des éléments constitutifs. La négligence requiert une obligation, un manquement, un lien de causalité et un préjudice. La rupture de contrat requiert un contrat valide, l'exécution par le demandeur, le manquement du défendeur et un préjudice. Si l'un de ces éléments fait défaut, la demande est irrecevable. Les avocats exposent les causes d'action dans la plainte, et les juges évaluent si les faits les justifient.
Causes d'action courantes
- Négligence : défaut d'exercer une diligence raisonnable.
- Rupture de contrat : manquement à une obligation contractuelle.
- Fraude : fausse déclaration intentionnelle d'un fait important.
- Diffamation : fausse déclaration portant atteinte à la réputation.
- Intrusion : entrée non autorisée sur une propriété.
Le délai de prescription fixe une date limite pour intenter une action en justice. Passé ce délai, la demande est irrecevable, quelles que soient les preuves. Les délais varient selon la nature de l'action : deux ans pour un préjudice corporel, six ans pour un contrat écrit. Déterminer le fondement juridique de l'action et le délai applicable est l'une des premières choses qu'un avocat fait lorsqu'il reçoit un client.
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