La surconfiance est la tendance à avoir une confiance excessive en ses jugements et ses capacités, au-delà de ce que justifie leur exactitude. Souvent, on en sait moins, ou on est moins performant, qu'on ne le croit.
Ce biais se manifeste dans l'estimation des connaissances, la prédiction des événements futurs et l'évaluation des compétences personnelles. Les étudiants surestiment leurs résultats aux examens ; les professionnels surestiment la précision de leurs prévisions. Les études de calibration demandent aux participants d'exprimer leur niveau de confiance, puis de le comparer à l'exactitude réelle de leurs propos ; l'écart est souvent important. La surconfiance est alimentée par la disponibilité de raisons qui confortent son point de vue, par le refus d'envisager d'autres possibilités et par le simple désir de se percevoir comme compétent.
Une confiance modérée peut être utile ; une confiance excessive conduit à une mauvaise planification, à une prise de risques excessive et à un refus des commentaires constructifs. Parmi les techniques permettant de réduire ce biais, on peut citer la prise en compte du contraire, la recherche de preuves contraires et le suivi de la précision des prédictions passées.
Avoir des certitudes ne signifie pas avoir raison. La surconfiance est l'écart systématique entre les deux.
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