La lutte intégrée contre les ravageurs, ou IPM (Integrated Plant Lutting), est un cadre de décision plutôt qu'un produit unique. L'idée est de combiner plusieurs outils et de n'intervenir que lorsque les populations le justifient.
La lutte intégrée contre les ravageurs (LIR) est née de la frustration face à l'utilisation excessive de pesticides dans les années 1950 et 1960. Les insectes développaient des résistances, des ravageurs secondaires apparaissaient après l'élimination des auxiliaires, et les coûts ne cessaient d'augmenter. Des entomologistes d'universités californiennes et d'ailleurs ont réagi en proposant un système basé sur la surveillance et des seuils d'intervention. La FAO a par la suite adopté la LIR comme politique, notamment pour le coton et le riz en Asie.
La boîte à outils de base
- Repérage et piégeage pour dénombrer les nuisibles avant d'intervenir
- Contrôles culturaux : rotation des cultures, variétés résistantes, assainissement
- Lutte biologique : prédateurs, parasitoïdes, pathogènes
- Le recours aux produits chimiques en dernier ressort, choisis pour leur faible impact
Bien menée, la lutte intégrée contre les ravageurs (LIR) réduit les dépenses liées aux pesticides et préserve les ennemis naturels des cultures. Mal menée, elle se résume à une simple étiquette, sans aucun suivi. La différence réside dans la présence ou non de personnel sur le terrain, carnet de notes à la main.
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