Le calfeutrage permet de sceller les joints et les interstices grâce à un composé flexible. Il assure l'étanchéité à l'eau, à l'air et parfois au bruit. Il comble l'espace entre un cadre de fenêtre et un mur, entre deux panneaux ou entre un plan de travail et une crédence. C'est un petit détail qui évite de gros problèmes. Un joint mal calfeutré laisse passer l'eau, ce qui peut faire pourrir le bois, corroder le métal et favoriser l'apparition de moisissures. Un joint bien calfeutré est invisible et dure des années.
Il existe plusieurs types de mastic. Le mastic silicone est flexible et imperméable, idéal pour les salles de bains et les cuisines. Le mastic acrylique au latex est peignable et facile à nettoyer, idéal pour les finitions intérieures. Le mastic polyuréthane est résistant et durable, idéal pour les joints extérieurs. Le mastic butyle est utilisé pour les gouttières et les solins. Chaque type possède ses propres caractéristiques d'adhérence, de flexibilité et de temps de séchage. Le choix dépend du support et de son exposition.
L'application de mastic est simple mais exige de la minutie. Le joint doit être propre et sec. L'ancien mastic doit être retiré. Un fond de joint peut être inséré pour les joints profonds. Le mastic est appliqué au pistolet, puis lissé au doigt ou à l'aide d'un outil pour former un cordon lisse et concave. Cette forme permet au mastic de s'étirer et de se comprimer sans se déchirer. Le mastic n'est pas une solution permanente. Il sèche, se fissure et s'écaille. Il doit être inspecté et remplacé tous les deux ou trois ans. Il s'agit d'entretien, et non de construction. Mais c'est un entretien essentiel.
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